Vous n'avez pas pu aller aux Etats Généraux de la Naissance ?
Par superdidounet le samedi, novembre 25 2006, 20:02 - Actus - Lien permanent
Si comme moi vous n'avez pas pu vous rendre aux Etats Généraux de la Naissance à Chateauroux en septembre dernier, le CIANE animera un atelier-débat "Les leçons à tirer des Etats généraux de la naissance 2006" de 15h30 à 16h30, samedi 9 décembre, dans le cadre de la manifestation "De la grossesse à la petite enfance dans l'Est parisien", deuxième journée d'information et de prévention organisée par le Département de Santé Publique de l'hôpital Tenon. L'atelier-débat sera animé par Bernard Bel, porte-parole du CIANE et secrétaire de l'AFAR, avec plusieurs membres du comité d'organisation des Etats généraux de la naissance 2006.
L'hôpital Tenon est situé au 4 rue de la Chine, Paris 20ème. De nombreux autres ateliers seront organisés à destination des usagers du système de santé. Vous pouvez consulter le programme sur le site de l'hôpital.
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Chaque année, de 50 à 97 décès maternels, dont la moitié serait évitable, sont enregistrés en France pendant la grossesse, lors de l'accouchement ou durant les six semaines suivantes, selon un bilan publié mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
Le taux de mortalité maternelle pour 100.000 naissances vivantes est passé de 11,2 pour les années 1990-1994 à 7,5 durant la période 2000-2002, mais "il est encore beaucoup trop fréquent" et la France reste "mal située" par rapport à ses voisins européens, souligne dans un éditorial l'Institut de veille sanitaire (InVS) qui édite le BEH.
Entre 2000 et 2002, le taux de mortalité maternelle était inférieur à 5 en Espagne, Autriche, Allemagne et Norvège et situé entre 5 et 6 dans d'autres pays européens (Portugal, Irlande, Finlande), selon des données de l'Organisation mondiale de la Santé publiées dans le BEH. Dans les pays en développement le taux de mortalité maternelle peut dépasser 500 pour 100.000 naissances vivantes.
En France, parmi les cent objectifs de la loi de Santé publique d'août 2004 figure celui de ramener la mortalité maternelle à 5 décès pour 100.000 naissances vivantes, rappellent Marianne Philibert (Inserm) et ses collègues.
Après une diminution du risque enregistrée entre 1996 et 2000, année où le taux de mortalité maternelle était descendu à 6,5 pour cent mille naissances vivantes, "l'évolution récente est moins favorable", le taux étant remonté en 2001, puis 2002 (8,8), soulignent-ils.
Le risque augmente aussi avec l'âge des femmes enceintes: il est huit fois plus élevé à 40 ans qu'à 20-24 ans.
Il varie aussi selon la nationalité, avec un taux deux fois plus élevé parmi les femmes non européennes.
Des disparités régionales sont relevées, avec des fluctuations d'une période à l'autre. Le Nord-Pas-de-Calais fait durablement figure de bon élève : le taux de mortalité maternelle y est descendu de 11,2 pour la période 1995-1999 à 3,5 entre 2000 et 2002.
La pratique de la césarienne, qui devient plus fréquente (20% des naissances actuellement), entraine un risque accru de mort maternelle après accouchement: il est multiplié par 3,5 par rapport à une naissance par les voies naturelles. D'où la recommandation "d'exclure les césariennes de confort".
Les hémorragies sont la première cause (21%) de décès maternels, suivies des complications de l'hypertension artérielle (12%), selon les chercheurs.
Plus de la moitié des décès de causes obstétricales directes sont considérés "évitables" dont 73% des décès suite à une hémorragie et 44% des décès dus à l'hypertension. Par ailleurs 29% des décès de causes obstétricales indirectes (accidents cardiovasculaires notamment) seraient "évitables".
on tous etre fiere d etre fracais et d appartenaire a cette culture si riche