Cet article, intitulé Une Grande Tétée pour les entêtées de l'allaitement qui a soulevé beaucoup d'indignation sur de nombreux forums et listes de discussion concernant la périnatalité. Une pétition a été lancée et des centaines de personnes, anonymes et moins anonymes, ont écrit à la rédaction de Libération pour protester.

Pour Bernard Bel, secrétaire de l'AFAR et webmaster du portail Naissance, "un tel brûlot, qui témoigne d'une méconnaissance totale du sujet, n'avait aucune place dans un journal qui se pose en défenseur de la déontologie de la profession de journaliste. J'invite les lecteurs à prendre connaissance des nombreux commentaires qu'il a suscités sur les forums et listes de discussion consacrés à la périnatilité." Blandine Poitel, militante associative et membre du comité de rédaction des Dossiers de l'obstétrique, écrit quant à elle que "dans cet article, on en apprend beaucoup sur les dégoûts et rejets de cette journaliste, beaucoup sur ses a priori, croyances et mythes concernant l'allaitement et la maternité, beaucoup sur son regard sur son corps, la maternité, la féminité et sur ses problématiques intimes. Mais pas grand chose sur la réalité de l'allaitement maternel, sur la situation en France à ce sujet, sur les bienfaits nombreux de nourrir son enfant par son lait."

Ce matin, Libération publie une réponse rédigée par un groupe de femmes (Marie-lorence Astoin, Stéphanie Boudaille-Lorain, Monica Camps, et Esther Wagon) intitulée Allaiter, si ça nous plaît.

Un bon exemple que l'allaitement reste un sujet très sensible dans nos pays occidentaux, déclenchant fréquemment des polémiques (comme récemment aux Etats-Unis).