Toi mon bébé que j'ai serré dans mon ventre pendant neuf mois, je veux te garder serré contre moi. Grâce à l'allaitement peu de choses ont changé dans notre fusion : tu sors de moi et tu te raccroches à mon sein. Je te tiens contre moi et tu tiens mon sein dans ta bouche. On se tient tous les deux. On tient l'un à l'autre... Continuons encore longtemps d'avoir besoin l'un de l'autre.
J'ai trop de respect pour toi, mon bébé, pour t'enfermer ! Rassurons-nous, tu n 'es pas toute ma vie. J'ai d'autres amours. Je ne serai pas tronquée, sans toi, quand tu t'envoleras.
Tu te détaches déjà de moi, tout doucement, et tu grandiras, deviendras très indépendant, je le sais. Simplement, je te laisse le temps : prends tout le lait et l'amour dont tu as tant besoin. Tout ce que je te donne là (et tout ce que tu me donnes là) sera acquis pour toujours : c'est ton premier bagage...

Alors prenons le temps, vivons cet allaitement instinctivement, sans calculer, sans réserve. Je ne veux pas être pingre sur le plaisir et le bonheur, n'en déplaise à ma bonne conscience (ou à ma mauvaise ?) !
- Amélie

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