Dans de nombreuses maternités, ce geste est en effet pratiqué systématiquement dans les minutes qui suivent la naissance. Or, il est loin d'être anodin car il entraine un risque d'arrêt cardio-respiratoire réflexe, ainsi qu'une perturbation du réflexe de succion du bébé. Les indications médicales véritables ne concernent en réalité que 5 à 10 pourcent des bébés, pour qui le geste est réellement salutaire : liquide amniotique teinté, risque infectieux, excès franc de liquide amniotique, images oesophagiennes suspectes en anténatal.

Pour l'OMS, cette pratique fait partie des premiers gestes de réanimation du nouveau-né et la mentionne au conditionnel dans les soins immédiats au nouveau-né lors d'un accouchement normal.