Le problème est qu'en cas de découverte, la relation de confiance entre un enfant et son parent souffre, même d'un petit mensonge. Et comme l'a démontré une étude de 2005, The Development of Cynicism, les enfants développent très tôt la conscience que l'autre peut embellir ou déformer la réalité pour servir ses propres intérêts. Ils ne sont pas aussi naifs que l'on a tendance à le croire. On en reparlera certainement au moment de Noël, à l'occasion du "beau" mensonge collectif concernant le Père Noël, endorsé par la société toute entière (même La Poste embauche des intérimaires pour répondre aux lettres du Père Noël et faire durer la supercherie auprès des enfants!).

Et puis ce qu'on croit être un petit mensonge peut rester très longtemps dans le système de croyance d'un individu. De nombreux adultes pensent encore que faire des grimaces peut déformer véritablement le visage, ou que se masturber peut entraîner des problèmes de santé, parce que ce sont des mensonges qu'on leur a dit enfant. Un enfant absorbe facilement l'information alors autant qu'elle soit vraie, non?