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  <title>Alter Enfance - non-violence</title>
  <link>http://www.alterenfance.fr/</link>
  <description>Naissance, maternage et éducation non-violente</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 11:41:52 +0100</pubDate>
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    <title>Plaidoyer pour la non-violence éducative</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2008/08/02/Plaidoyer-pour-la-non-violence-educative</link>
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    <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 10:12:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>loneseb</dc:creator>
        <category>Education</category>
        <category>fessée</category><category>non-violence</category><category>éducation</category>    
    <description>&lt;p&gt;Frapper ou ne pas frapper&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a 200 ans, il était courant de frapper ses domestiques. On ne l'imagine plus aujourd'hui. D'ailleurs, je suis sûre que ça ne vous viendrait pas à l'idée de gifler votre femme de ménage parce qu'elle a oublié une trace par terre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début du 20ème siècle, il était encore considéré comme tout à fait normal de battre sa femme. Vous connaissez tous le dicton&amp;nbsp;: &quot;Bats ta femme, si toi tu ne sais pas pourquoi, elle le sait.&quot;  Bon, malheureusement, cette pratique existe encore, mais de nos jours elle est condamnée par tous, au moins publiquement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, aujourd'hui, la seule catégorie de personnes qu'il est socialement acceptable de frapper, ce sont nos enfants. Alors même que nos enfants sont, a priori, les personnes que nous aimons le plus au monde, et que nous sommes, en plus, en devoir de protéger.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Alors je ne sais pas vous, mais moi, ce paradoxe m'a toujours interpellée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand je suis devenue mère, je me suis donc posée les questions suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premièrement, faut-il bannir la violence éducative&amp;nbsp;? Est-ce vraiment si grave que ça&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Deuxièmement, si oui, alors, comment peut-on faire pour l'éviter&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour finir, pourquoi diable est-ce si difficile de ne pas frapper ses enfants&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au fil de mes lectures, j'ai trouvé des éléments de réponse que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commençons donc par la première question&amp;nbsp;: Est-ce que c'est vraiment si grave que ça&amp;nbsp;? Comme on dit, après tout, une petite fessée n'a jamais fait de mal à personne&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eh bien si&amp;nbsp;! D'abord, figurez-vous qu'une étude a montré que plus les enfants avait reçu de coups pendant leur enfance, plus ils avaient tendance à avoir d'accidents de voiture. Il faut savoir qu'avec chaque claque ou fessée, l'enfant s'endurcit un peu plus. Il se blinde pour se protéger de la douleur, de la peur et de la colère. En quelque sorte, il apprend à rester insensible face au danger. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, ce n'est pas une compétence que j'ai envie d'enseigner à mes enfants. Au contraire, j'ai plutôt envie qu'ils apprennent à se protéger des dangers de la vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, vous savez peut-être que la maltraitance grave commence presque toujours par une fessée. C'est comme les fumeurs de joints&amp;nbsp;: évidemment ce n'est pas parce qu'on a fumé un petit joint qu'on devient toxico à l'héroîne, mais en général quand on est toxicomane, on a commencé en fumant des joints. La petite fessée, c'est comme le petit joint. Dans les pays nordiques, ils ont remarqué une baisse très sensible des cas de maltraitance grave depuis l'interdiction de la violence éducative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la raison principale que j'ai trouvé pour ne pas frapper mes enfants c'est tout simplement une question de bon sens. Un enfant apprend par l'exemple. Et en frappant un enfant on lui apprend, par l'exemple, que&amp;nbsp;:
- le plus fort a toujours raison
- c'est ok de frapper quelqu'un de plus petit que soi
- c'est acceptable d'utiliser la violence pour résoudre un conflit&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Personnellement, cela va complètement à l'encontre de mes valeurs.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Donc j'ai décidé de ne pas utiliser la violence éducative avec mes enfants. Mais alors il m'a fallu trouver des solutions alternatives&amp;nbsp;! Parce que évidemment, si l'on s'interdit la fessée, il faut savoir par quoi la remplacer&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et je n'allais pas juste remplacer la violence physique par la violence verbale. Celle-ci est bien évidemment tout aussi toxique. Je me suis donc formée à l'autorité bienveillante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous savez que j'aime lire et ici encore, les livres m'ont beaucoup apporté. Il en existe de nombreux sur le sujet. De même qu'il existe des associations dont la mission est d'aider les parents à trouver d'autres solutions. Dans les pays qui ont interdit la fessée, les parents contrevenants sont d'ailleurs &quot;punis&quot; par des cours pour apprendre des méthodes d'éducation sans violence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car hors de question de tout laisser passer, bien sûr&amp;nbsp;! Chez nous il y a des règles, comme partout. Mais je veille à ce qu'elles soient adaptées à l'âge et aux capacités de mon enfant. Souvent, ces règles sont fixées en collaboration avec mes enfants&amp;nbsp;: il est beaucoup plus facile de respecter une règle lorsque l'on a participé à son élaboration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et quand la bêtise survient je me concentre sur la réparation du problème et non sur l'accusation. Je préfère que mes enfants dépensent leur énergie à élaborer des stratégies pour réparer leurs erreurs et éviter de les reproduire plutot qu'ils gaspillent leur énergie à cacher leur erreur pour éviter de se prendre une claque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin ça c'est maintenant, avec plusieurs années d'expérience et de pratique. Au début, ce n'était pas si facile&amp;nbsp;! Malgré toute ma bonne volonté, parfois la fessée partait sans que je puisse la retenir. Je me suis longtemps demandé pourquoi diable c'était si difficile&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis je me suis rendue compte que, déjà, élever des enfants est épuisant, à la fois physiquement et moralement. Ceux d'entre vous qui avez des enfants seront d'accord avec moi, j'en suis certaine&amp;nbsp;! Et quand on est épuisé, on a moins d'énergie pour faire du nouveau. Quand on est épuisé, on a tendance à revenir aux méthodes qu'on connait. Et ce qu'on connait, en général, cela inclut des tapes, des fessées, des claques, ou même pour certains des coups de pieds, de ceinture ou de martinet...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En plus, la légitimité de cette violence est bien ancrée au fond de nous. Lorsqu'enfant, on se prenait une claque, en général, on nous disait que c'était &quot;pour notre bien&quot;.
Nous étions enfants. Dépendants de nos parents. Et les parents disent toujours la vérité, c'est bien connu. Alors nous les avons cru.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui fait qu'aujourd'hui, remettre en cause le bienfondé de ces claques et fessées, c'est aussi remettre en cause ses parents et l'éducation qu'ils nous ont donnée. Si ce n'était pas pour notre bien, alors c'est que nos parents ont menti&amp;nbsp;? Qu'ils se sont trompés&amp;nbsp;? Sur quels autres sujets ont-ils pu mentir ou se tromper&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est aussi se replonger dans des tristesses et des colères d'enfance qu'on a oublié et qu'on préfère continuer d'oublier. Autant dire que c'est très difficile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà pourquoi il est si difficile d'élever ses enfants sans violence, bien que ce soit tout à fait possible. Et, j'en suis convaincue, vraiment indispensable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour terminer, j'aimerais vous proposer une petite réflexion. Vous savez, en général, quand j'aborde ce sujet avec des amis, ils me disent&amp;nbsp;: &quot;Enfin bon, tu sais, moi j'ai reçu des fessées, et j'en suis pas mort. Je vais même plutôt bien.&quot; Peut-être d'ailleurs que vous vous êtes dit la même chose depuis le début de mon discours&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La prochaine fois que vous serez tentés de vous dire ça, dites-vous que ce n'est peut-être pas grâce à ces coups que vous allez bien mais malgré eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu'on fait quand même rarement du bien en faisant du mal. Pour faire de nos enfants des êtres pleinement humains, il est indispensable d'utiliser des methodes d'éducation humanisantes. Et donc non violentes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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