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  <title>Alter Enfance - Education</title>
  <link>http://www.alterenfance.fr/</link>
  <description>Naissance, maternage et éducation non-violente</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 11:41:52 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Plaidoyer pour la non-violence éducative</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2008/08/02/Plaidoyer-pour-la-non-violence-educative</link>
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    <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 10:12:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>loneseb</dc:creator>
        <category>Education</category>
        <category>fessée</category><category>non-violence</category><category>éducation</category>    
    <description>&lt;p&gt;Frapper ou ne pas frapper&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a 200 ans, il était courant de frapper ses domestiques. On ne l'imagine plus aujourd'hui. D'ailleurs, je suis sûre que ça ne vous viendrait pas à l'idée de gifler votre femme de ménage parce qu'elle a oublié une trace par terre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début du 20ème siècle, il était encore considéré comme tout à fait normal de battre sa femme. Vous connaissez tous le dicton&amp;nbsp;: &quot;Bats ta femme, si toi tu ne sais pas pourquoi, elle le sait.&quot;  Bon, malheureusement, cette pratique existe encore, mais de nos jours elle est condamnée par tous, au moins publiquement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, aujourd'hui, la seule catégorie de personnes qu'il est socialement acceptable de frapper, ce sont nos enfants. Alors même que nos enfants sont, a priori, les personnes que nous aimons le plus au monde, et que nous sommes, en plus, en devoir de protéger.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Alors je ne sais pas vous, mais moi, ce paradoxe m'a toujours interpellée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand je suis devenue mère, je me suis donc posée les questions suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premièrement, faut-il bannir la violence éducative&amp;nbsp;? Est-ce vraiment si grave que ça&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Deuxièmement, si oui, alors, comment peut-on faire pour l'éviter&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour finir, pourquoi diable est-ce si difficile de ne pas frapper ses enfants&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au fil de mes lectures, j'ai trouvé des éléments de réponse que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commençons donc par la première question&amp;nbsp;: Est-ce que c'est vraiment si grave que ça&amp;nbsp;? Comme on dit, après tout, une petite fessée n'a jamais fait de mal à personne&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eh bien si&amp;nbsp;! D'abord, figurez-vous qu'une étude a montré que plus les enfants avait reçu de coups pendant leur enfance, plus ils avaient tendance à avoir d'accidents de voiture. Il faut savoir qu'avec chaque claque ou fessée, l'enfant s'endurcit un peu plus. Il se blinde pour se protéger de la douleur, de la peur et de la colère. En quelque sorte, il apprend à rester insensible face au danger. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, ce n'est pas une compétence que j'ai envie d'enseigner à mes enfants. Au contraire, j'ai plutôt envie qu'ils apprennent à se protéger des dangers de la vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, vous savez peut-être que la maltraitance grave commence presque toujours par une fessée. C'est comme les fumeurs de joints&amp;nbsp;: évidemment ce n'est pas parce qu'on a fumé un petit joint qu'on devient toxico à l'héroîne, mais en général quand on est toxicomane, on a commencé en fumant des joints. La petite fessée, c'est comme le petit joint. Dans les pays nordiques, ils ont remarqué une baisse très sensible des cas de maltraitance grave depuis l'interdiction de la violence éducative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la raison principale que j'ai trouvé pour ne pas frapper mes enfants c'est tout simplement une question de bon sens. Un enfant apprend par l'exemple. Et en frappant un enfant on lui apprend, par l'exemple, que&amp;nbsp;:
- le plus fort a toujours raison
- c'est ok de frapper quelqu'un de plus petit que soi
- c'est acceptable d'utiliser la violence pour résoudre un conflit&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Personnellement, cela va complètement à l'encontre de mes valeurs.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Donc j'ai décidé de ne pas utiliser la violence éducative avec mes enfants. Mais alors il m'a fallu trouver des solutions alternatives&amp;nbsp;! Parce que évidemment, si l'on s'interdit la fessée, il faut savoir par quoi la remplacer&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et je n'allais pas juste remplacer la violence physique par la violence verbale. Celle-ci est bien évidemment tout aussi toxique. Je me suis donc formée à l'autorité bienveillante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous savez que j'aime lire et ici encore, les livres m'ont beaucoup apporté. Il en existe de nombreux sur le sujet. De même qu'il existe des associations dont la mission est d'aider les parents à trouver d'autres solutions. Dans les pays qui ont interdit la fessée, les parents contrevenants sont d'ailleurs &quot;punis&quot; par des cours pour apprendre des méthodes d'éducation sans violence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car hors de question de tout laisser passer, bien sûr&amp;nbsp;! Chez nous il y a des règles, comme partout. Mais je veille à ce qu'elles soient adaptées à l'âge et aux capacités de mon enfant. Souvent, ces règles sont fixées en collaboration avec mes enfants&amp;nbsp;: il est beaucoup plus facile de respecter une règle lorsque l'on a participé à son élaboration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et quand la bêtise survient je me concentre sur la réparation du problème et non sur l'accusation. Je préfère que mes enfants dépensent leur énergie à élaborer des stratégies pour réparer leurs erreurs et éviter de les reproduire plutot qu'ils gaspillent leur énergie à cacher leur erreur pour éviter de se prendre une claque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin ça c'est maintenant, avec plusieurs années d'expérience et de pratique. Au début, ce n'était pas si facile&amp;nbsp;! Malgré toute ma bonne volonté, parfois la fessée partait sans que je puisse la retenir. Je me suis longtemps demandé pourquoi diable c'était si difficile&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis je me suis rendue compte que, déjà, élever des enfants est épuisant, à la fois physiquement et moralement. Ceux d'entre vous qui avez des enfants seront d'accord avec moi, j'en suis certaine&amp;nbsp;! Et quand on est épuisé, on a moins d'énergie pour faire du nouveau. Quand on est épuisé, on a tendance à revenir aux méthodes qu'on connait. Et ce qu'on connait, en général, cela inclut des tapes, des fessées, des claques, ou même pour certains des coups de pieds, de ceinture ou de martinet...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En plus, la légitimité de cette violence est bien ancrée au fond de nous. Lorsqu'enfant, on se prenait une claque, en général, on nous disait que c'était &quot;pour notre bien&quot;.
Nous étions enfants. Dépendants de nos parents. Et les parents disent toujours la vérité, c'est bien connu. Alors nous les avons cru.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui fait qu'aujourd'hui, remettre en cause le bienfondé de ces claques et fessées, c'est aussi remettre en cause ses parents et l'éducation qu'ils nous ont donnée. Si ce n'était pas pour notre bien, alors c'est que nos parents ont menti&amp;nbsp;? Qu'ils se sont trompés&amp;nbsp;? Sur quels autres sujets ont-ils pu mentir ou se tromper&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est aussi se replonger dans des tristesses et des colères d'enfance qu'on a oublié et qu'on préfère continuer d'oublier. Autant dire que c'est très difficile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà pourquoi il est si difficile d'élever ses enfants sans violence, bien que ce soit tout à fait possible. Et, j'en suis convaincue, vraiment indispensable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour terminer, j'aimerais vous proposer une petite réflexion. Vous savez, en général, quand j'aborde ce sujet avec des amis, ils me disent&amp;nbsp;: &quot;Enfin bon, tu sais, moi j'ai reçu des fessées, et j'en suis pas mort. Je vais même plutôt bien.&quot; Peut-être d'ailleurs que vous vous êtes dit la même chose depuis le début de mon discours&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La prochaine fois que vous serez tentés de vous dire ça, dites-vous que ce n'est peut-être pas grâce à ces coups que vous allez bien mais malgré eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce qu'on fait quand même rarement du bien en faisant du mal. Pour faire de nos enfants des êtres pleinement humains, il est indispensable d'utiliser des methodes d'éducation humanisantes. Et donc non violentes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Au coeur des émotions de l'enfant</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2007/02/15/110-au-coeur-des-emotions-de-l-enfant</link>
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    <pubDate>Thu, 15 Feb 2007 11:46:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
        <category>Filliozat</category><category>livre</category><category>parents</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Si je devais conseiller aux parents la lecture d'un seul livre concernant l'éducation de leurs enfants, je leur conseillerais sans hésiter le livre d'Isabelle Filliozat, &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2Fcoeur-%25C3%25A9motions-lenfant-Isabelle-Filliozat%2Fdp%2F250105251X%2Fsr%3D8-1%2Fqid%3D1171536268%3Fie%3DUTF8%26s%3Dbooks&amp;amp;tag=bebeportage-21&amp;amp;linkCode=ur2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&quot;&gt;Au coeur des émotions de l'enfant&lt;/a&gt;&lt;img src=&quot;http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bebeportage-21&amp;amp;l=ur2&amp;amp;o=8&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border: medium none  ! important; margin: 0 ! important;&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Bien écrit, avec des témoignages et des conseils précis, des explications claires, des études de cas, ce livre m'a particulièrement éclairé sur les besoins de mon enfants et ses actes parfois (souvent ?) incompréhensibles et étranges. Elle donne notamment une liste de &quot;sept questions à se poser pour répondre à (presque) toutes les situations&quot;. En m'aidant aussi me replonger un peu au coeur de mon enfance et de ses émotions, il m'a aidé à repérer quelques réponses automatiques venant de ma propre éducation que j'ai pu alors mieux contrôler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Le livre propose aussi des parties dédiées aux émotions de peur, de colère, de tristesse ou encore de joie, avec des titres de chapitres tels que &quot;Il est colérique ?&quot;, &quot;Accompagner la tristesse&quot; ou encore &quot;Doit-on écouter ses peurs ?&quot;. Elle explique ce que sont les émotions, pourquoi elles sont utiles et comment accompagner nos enfants à les accepter, les exprimer et les utiliser au mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
On termine le livre ressourcé, plein d'énergie positive envers ses enfants. Pour moi c'est un livre de chevet, à reprendre et relire en partie régulièrement car on ne peut tout intégrer en une lecture. A lire absolument !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>20 trucs pour éduquer sans crier ni punir</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2006/10/10/96-psycho</link>
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    <pubDate>Tue, 10 Oct 2006 17:38:24 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
            
    <description>Ce mois-ci dans le magazine &lt;a href=&quot;http://www.psychologies.com/&quot;&gt;Psychologies&lt;/a&gt;, un supplément de 26 pages sur l'éducation non-violente, écrit par Isabelle Filliozat, auteure entre autres de &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Au-coeur-%e9motions-lenfant-comprendre/dp/2501033930/sr=8-1/qid=1160495024/ref=sr_1_1/402-5744233-8982543&quot;&gt;Au coeur des émotions de l'enfant&lt;/a&gt;.    &lt;p&gt;Un petit manuel du &quot;comment faire autrement&quot; parce que, comme l'écrit Isabelle Filliozat dans l'introduction, &lt;em&gt;&quot;discipliner les enfants ne produit pas des enfants disciplinés. Dès que les adultes dominateurs ont le dos tourné, les enfants se dominent très peu ! Nous sommes tantôt autoritaires, tantôt permissifs, selon le degré de stress, quand la coupe est pleine ou que le temps manque, et surtout parce que nous ne savons pas réagir autrement.&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Vous y trouverez vingt (petites) pages qui résument des situations courantes et donne des techniques et des pistes pour faire autre chose que punir ou crier. On y trouve notamment des informations sur l'écoute, les compliments, la résolution de problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Dans l'ensemble, ce petit livret est une très bonne introduction à l'éducation non-violente. Rien à redire sur le contenu, c'est parfaitement résumé, même si je trouve que le ton journalistique lapidaire n'est pas très adapté au sujet. Je suis très enthousiaste de voir ce genre de propos tenus dans un magazine somme toutes assez grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

En fin de livret, plusieurs pistes d'approfondissement sont citées, notamment l'excellent livre d'Elaine Mazlish et Adèle Faber : &quot;&lt;a href=&quot;http://www.idees-parents.com/Parler-pour-que-les-enfants&quot;&gt;Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent&lt;/a&gt;&quot;. Ce livre est d'ailleurs à la base d'&lt;a href=&quot;http://www.idees-parents.com/Atelier-de-communication-familiale&quot;&gt;ateliers sur le même thème que j'anime au sein de l'association IDEES pour les parents&lt;/a&gt;. D'autres ateliers se montent un peu partout en France : consulter &lt;a href=&quot;http://www.latelierdesparents.fr&quot;&gt;le site de l'Ateliers des Parents&lt;/a&gt;, rubrique agenda, pour plus d'informations.</description>
    
    
    
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    <title>Apprendre à prêter</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2006/09/19/89-apprendre-a-preter</link>
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    <pubDate>Tue, 19 Sep 2006 16:40:10 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Souvent, au jardin, on entend souvent des &quot;Allez, prête un peu ton ballon au petit garçon !&quot; ou &quot;De toutes façons il n'est pas prêteur&quot;. En tant que parent, on a envie que nos enfants soient généreux et qu'ils prêtent leurs jouets sans rechigner. Et si leur permettre de ne pas prêter était une étape vers la générosité, justement&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si je m'approche d'un autre adulte dans la rue et que je lui prend son téléphone portable des mains, il y a toutes les chances pour qu'il proteste, voire qu'il me le reprenne brutalement des mains. Tout le monde trouverait cela normal. Et si un tiers s'interposait à ce moment là en lui disant &quot;Allez, prête un peu ton téléphone à la dame !&quot;, la plupart des gens serait choquée (ou croirait à une plaisanterie). La propriété est une notion très importante dans notre société, n'en déplaise à certains. Nos &quot;affaires&quot; sont à nous et on entend les protéger. La plupart des gens sont d'accord pour prêter, mais seulement si on leur demande leur avis et s'ils ont le choix de dire oui ou non. Nous fonctionnons (presque) tous comme cela et c'est quelque chose que nous transmettons à nos enfants, sans vraiment le savoir, simplement dans notre façon de vivre au jour le jour. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imaginez la même scène avec deux enfants de deux ans&amp;nbsp;: l'un d'entre eux joue avec un ballon et le deuxième s'approche de lui et lui prend des mains. Dans la plupart des cas, le premier va protester et essayer de récupérer son ballon. Or souvent, un adulte s'interpose en lui demandant (ou lui ordonnant) de prêter son ballon. Pas de demande, pas de choix. Comment ne pas être en colère&amp;nbsp;? Comment la prochaine fois ne pas être encore plus protecteur de son ballon que l'on peut voir partir à tout moment, selon le bon vouloir des autres ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apprendre a prêter passe d'abord par l'apprentissage de ce qui est à soi. D'autant plus que pour un enfant de 18-36 mois, la propriété a encore un sens très flou. Que ce soit à lui pour toujours ou pour 5 minutes importe peu, un objet qu'il a dans ses mains est &quot;à lui&quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques pistes :&lt;br /&gt;
- Verbaliser le problème et nommer les émotions, encore et encore. C'est parfois lassant, mais c'est important, surtout à l'âge où ils ne parlent pas encore tous parfaitement&amp;nbsp;: &quot;Elle veut jouer avec ton ballon. Toi tu ne veux pas le prêter. Tu es en colère qu'elle veuille prendre ton ballon sans que tu sois d'accord. Elle est triste de ne pas pouvoir jouer avec le ballon.&quot;&lt;br /&gt;
- Ne pas se fâcher parce qu'un enfant ne veut pas prêter son jouet. C'est son droit, après tout.&lt;br /&gt;
- Rassurer l'enfant sur sa propriété en lui disant par exemple&amp;nbsp;: &quot;C'est ton ballon et tu l'aimes beaucoup. La petite fille a aussi envie de jouer avec. Si tu la laisses jouer avec ton ballon, ce sera toujours ton ballon. Et quand elle aura terminé, elle ne partira pas avec. Elle te le rendra parce que c'est ton ballon.&quot;&lt;br /&gt;
- Féliciter un enfant qui prête en décrivant les conséquences (heureuses) de son acte&amp;nbsp;: &quot;Tu lui a prêté ton ballon. Regarde, elle a l'air vraiment très contente de jouer avec. On dirait que ça l'a rendu vraiment heureuse que tu lui prêtes ton ballon.&quot;&lt;br /&gt;
- Montrer l'exemple. Nos enfants apprennent toujours mieux par imitation. Votre manière de vous comporter avec &quot;vos affaires&quot; au jour le jour leur donnera l'exemple de ce qu'on fait quand on est un &quot;grand&quot;. Et le désir de devenir &quot;grand&quot; est très fort chez nos enfants. C'est une motivation extraordinaire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Témoignage - Roxanne: &quot;Je ne veux pas transmettre ce que j'ai reçu&quot;</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2006/08/20/54-interview-rivka-je-ne-veux-pas-transmettre-ce-que-j-ai-recu</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Aug 2006 11:34:39 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Roxanne, 26 ans, élève seule sa fille de deux ans. Elevée par une mère violente et autoritaire, elle témoigne des difficultés à ne pas reproduire ce qu'elle a vécu enfant.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Anne:&lt;/em&gt; Que trouves-tu le plus difficile dans l'éducation de ta fille?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Roxanne:&lt;/em&gt; Ce que je trouve le plus difficile, c'est d'être seule au quotidien à l'éduquer. C'est dur de gérer le contraste entre ce que nous transmet la société et la réalité de ce qu'on vit. Partout, dans les films, dans les magazines, on nous transmet une image de la mère parfaite et idéale, qui est pour moi impossible à atteindre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A:&lt;/em&gt; Pourquoi c'est impossible?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;R:&lt;/em&gt; Parce que pour commencer, je ne crois pas à la personne parfaite! (Rires.) Je ne pense pas qu'il soit compatible d'être à la fois une mère, une maîtresse de maison et une employée ou une femme avec une vie professionnelle telle que la société nous le laisse croire. On est forcément obligé de délaisser quelque chose ou d'en mettre un bout entre parenthèses quelques temps. Ou peut-être tout simplement que je ne fais pas partie de ces Wonderwomen. En réalité, si elles existent vraiment, j'aimerais bien la recette (rires)&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A:&lt;/em&gt; Rencontres-tu d'autres difficultés?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;R:&lt;/em&gt; Oui, j'ai du mal à ne pas lui transmettre tout ce que j'ai reçu et lui donner ce que je n'ai pas reçu. Ce qui me paraît particulièrement difficile, c'est de lui transmettre des repères, des justes milieux. J'aimerais avoir une certaine justesse dans ma façon d'agir, avoir une bonne &quot;autorité&quot;. J'entends par là une mère aimante qui la respecte pas une autorité bête et irréfléchie du style &quot;Maman a dis fais ça alors tu fais ca!&quot;. J'aimerais aussi ne pas lui transmettre la nervosité que j'éprouve assez souvent quand elle est avec moi. De manière général, ce qui me parait difficile c'est d'être une mère qui la respecte en tant que personne, qui ne la brutalise pas avec des mots ou des facons de réagir, une mère qui soit constante. J'aimerais être protectrice mais pas étouffante, avec le juste milieu dont je parlais tout à l'heure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour l'instant, ma fille agit beaucoup par imitation et heureusement d'ailleurs car elle est mon reflet. Par moment, quand je la vois réagir, je peux voir ce qui ne va pas chez moi, dans la manière de me comporter avec elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, je n'aime pas le mot &quot;éducation&quot;. Je préfère celui de transmission, de don de soi, c'est plutôt une certaine façon de se comporter. Pour moi le mot &quot;éducation&quot; sonne un peu comme le mot &quot;élevage&quot;. Ou peut-être que ma fille est trop jeune pour être éduquée...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aimerais aussi pouvoir ne pas lui donner de tapes ni de fessées. Quand je lui donne une fessée, j'ai vraiment l'impression d'être en train de lui transmettre ce que j'ai reçu enfant, exactement de la même manière. Ce sont des fessées impulsives, sans vraiment de sens ni de but. J'ai vraiment de la peine de me voir être ce genre de mère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A:&lt;/em&gt; Comment vis-tu la poses de limites?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;R:&lt;/em&gt; Poser des limites sans excès me parait torturant parfois, parce que moi-même j'ai été élevée dans l'excès. J'ai l'impression que l'instinct devrait nous dire ce qui est bien ou pas, mais que quand on a eu une enfance difficile, alors l'instinct est dénaturé. Il y a des réflexes qu'on acquiert enfant et c'est difficile d'aller à l'encontre de ces réflexes ensuite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A:&lt;/em&gt; As-tu des problèmes avec ton entourage concernant l'éducation que tu donnes à ta fille?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;R:&lt;/em&gt; Oui, j'ai pas mal de problèmes! Je me sens souvent obligée de justifier pourquoi j'agis comme je le fais avec ma fille. Ce qui est le plus difficile à supporter, je trouve, ce sont les comparaisons avec les autres enfants de mon entourage. C'est aussi difficile de gérer les differences de vision éducative avec le papa de ma fille.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.alterenfance.fr/post/2006/08/20/54-interview-rivka-je-ne-veux-pas-transmettre-ce-que-j-ai-recu#comment-form</comments>
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    <title>Disons-le, parfois ça fait du bien!</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2006/08/08/39-disons-le-parfois-ca-fait-du-bien</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Aug 2006 14:18:21 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Est-ce normal d'être heureuse de voir partir ses enfants en vacances de temps en temps? &lt;a href=&quot;http://avancer.canalblog.com/archives/2006/08/08/2431067.html&quot;&gt;Pascale semble penser que non&lt;/a&gt;. Peut-être que c'est parce que cela m'est déjà arrivée de voir partir mon fils aîné, surtout au moment de la naissance de mon second, avec un énorme sentiment de soulagement. Peut-être que c'est parce que les &lt;a href=&quot;http://blog.timetdid.com/?2006/01/13/59-weekend-de-reve&quot;&gt;moments que je passe parfois en tête-à-tête avec mon homme&lt;/a&gt; sont précieux et savourés. Toujours est-il que j'ai du mal à admettre que ce soit si problématique que cela.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nos enfants ont besoin de nous. Au départ, tout bébé, ils ont d'énormes besoins de contact, de présence, de disponibilité et il est crucial de répondre à ces besoins. Mais tout cela demande beaucoup d'énergie et beaucoup de travail sur soi car il n'est pas toujours aisé de donner ce que nous, enfants, n'avons pas forcément reçu. Pour certaines personnes c'est certainement plus facile que pour d'autres, et nous n'avons pas tous les mêmes exigences envers nous-mêmes, ni les mêmes attentes envers nos enfants. Mais il n'en reste pas moins que cela prend beaucoup de temps et d'investissement personnel, surtout lorsque l'on s'engage dans un maternage proximal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ces conditions, je crois qu'il est important de savoir prendre le soutien qu'on peut obtenir, sans culpabilité. Cela peut se présenter sous la forme d'une âme charitable qui vient faire le ménage chez vous alors que votre nouveau-né n'a que 4 semaines et que votre aîné réclame le peu de temps que le bébé vous laisse. Mais cela peut aussi se présenter sous la forme d'une mamie aimée et maternante qui vous garde votre bambin tout content pour un weekend.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis d'accord que l'important est de respecter le rythme de l'enfant. Certains enfants ne seront pas prêt à vous laisser, même pour quelques heures, avant plusieurs mois voire plusieurs années. Cela dépend de l'enfant, de son histoire, de ses circonstances de vie. Vous seul(e) le connaissez assez bien pour savoir s'il est prêt. Il suffit de l'écouter, et de s'écouter soi (notre instinct maternel - et paternel - nous met parfois en garde dans ce genre de circonstance&amp;nbsp;: faisons-lui confiance!).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais si l'enfant est prêt, alors pourquoi ne pas admettre que cela fait du bien, si c'est le cas? De même que parfois cela ressource se retrouver seul(e) une demi-heure pour lire un livre sans être interrompue toutes les trois minutes, cela peut aussi être libérateur de laisser son enfant à sa mamie pendant quelques jours. Je pense qu'il ne doit y avoir aucune culpabilité &quot;de principe&quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Moi aussi je fais des caprices!</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2006/08/02/19-moi-aussi-je-fais-des-caprices</link>
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    <pubDate>Wed, 02 Aug 2006 14:18:54 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Au parc, c'est l'heure du goûter. Je donne un biscuit à mon fils de deux ans: il en réclame un autre de suite. Il aime bien en avoir deux en même temps, un dans chaque main. Je sais qu'il va les manger donc cela ne me pose pas de problème de lui en donner deux en même temps, et je m'apprête à le faire quand la dame assise à côté de moi sur le banc me lance: &quot;Vous savez madame, ce n'est pas lui rendre service que de céder à tous ses caprices!&quot;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Passée la première réaction de colère du genre &quot;mais de quoi elle se mèle, celle-là?&quot;, je m'interroge: pourquoi de nombreuses personnes s'obtinent à nier aux enfants des désirs tout simples tel que celui de mon fils? Pourquoi un enfant ne pourrait pas avoir le droit d'avoir des envies qui sont &quot;objectivement&quot; non justifiées? Moi aussi j'en ai. Par exemple, j'aime bien aussi manger mon yaourt avec une des cuillères au manche noir et pas une cuillère au manche jaune (elles sont plus confortables dans ma bouche), est-ce un caprice? Peut-être... Mais je ne me le refuserais pas, tout simplement parce qu'il ne gène personne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai l'impression que beaucoup de parents pensent que s'ils disent oui à des requêtes &quot;absurdes&quot; de leur enfant, celui-ci va se croire tout permis et plus tard, leur &quot;marcher dessus&quot;. Pourtant, je suis convaincue que les enfants ne pensent pas en termes de &quot;lutte de pouvoir&quot; avec leurs parents, pas tant qu'on ne leur propose pas ce modèle, en tout cas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis dire oui à une requête ne nous engage qu'une fois. Dans le cas du gâteau, je peux très bien, le lendemain, refuser de lui donner un autre biscuit en lui expliquant qu'il n'en reste qu'un seul et qu'il faut le garder pour son frère. Si l'explication est claire, mon enfant la comprend. Cela ne veut pas dire qu'il sera d'accord, mais il pourra le comprendre. Quand mon enfant me demande quelque chose, au lieu de me poser la question en terme de caprice, en termes d'opposition, j'essaie de me poser la question en termes de besoins et envies: de quoi a-t-il besoin, de quoi a-t-il envie, de quoi ai-je besoin, de quoi ai-je envie. Moi j'ai besoin qu'il ne gaspille pas les biscuits; lui a envie d'avoir un biscuit dans chaque main: si nos besoins/envies ne sont pas antagonistes, alors pourquoi se le refuser?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Faut-il mentir aux enfants?</title>
    <link>http://www.alterenfance.fr/post/2006/07/27/7-comment-faire-des-adultes-cyniques</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Jul 2006 20:38:15 +0000</pubDate>
    <dc:creator>superdidounet</dc:creator>
        <category>Education</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Pour alléger le quotidien et nous rendre la vie plus facile, on peut être tenté de tordre un peu la réalité quand on la présente à notre enfant. Etre parents, 24h/24, n'est pas facile! Un petit mensonge tout blanc tout beau, est-ce si grave? Après tout, si notre enfant pense qu'il n'y a plus de gâteaux dans la boîte alors que ce n'est pas vrai, cela nous facilite bien la vie en nous évitant de dire non, non?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le problème est qu'en cas de découverte, la relation de confiance entre un enfant et son parent souffre, même d'un petit mensonge. Et comme l'a démontré une étude de 2005, &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;ct=res&amp;amp;cd=4&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.yale.edu%2Fcogdevlab%2FPeople%2FLab_Members%2FFrank%2FFrank&amp;#039;s%2520papers%2520pdfs%2520%2Fdevcynicism.pdf&amp;amp;ei=L7bHRPmVCoP2wQH_jbzvDQ&amp;amp;sig2=rAQcM8hpfzSnvX2kKfwGiw&quot;&gt;The Development of Cynicism&lt;/a&gt;, les enfants développent très tôt la conscience que l'autre peut embellir ou déformer la réalité pour servir ses propres intérêts. Ils ne sont pas aussi naifs que l'on a tendance à le croire. On en reparlera certainement au moment de Noël, à l'occasion du &quot;beau&quot; mensonge collectif concernant le Père Noël, endorsé par la société toute entière (même La Poste embauche des intérimaires pour répondre aux lettres du Père Noël et faire durer la supercherie auprès des enfants!).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis ce qu'on croit être un petit mensonge peut rester très longtemps dans le système de croyance d'un individu. De nombreux adultes pensent encore que faire des grimaces peut déformer véritablement le visage, ou que se masturber peut entraîner des problèmes de santé, parce que ce sont des mensonges qu'on leur a dit enfant. Un enfant absorbe facilement l'information alors autant qu'elle soit vraie, non?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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